INTERVIEW de Nadège Gaillard, Directrice générale de MYSILVERWAY, conseil en retraite à l’étranger.


Publié le 06 avril 2017

Pourquoi avoir créé MYSILVERWAY ?

« MYSILVERWAY est né de la réflexion d’un groupe d’investisseurs qui combinait deux expertises : les services à forte valeur ajoutée et la parfaite connaissance de la silver generation.
Le marché des seniors est un marché très particulier, regroupant une population qui ne cesse de croître. Ce sont des consommateurs qui ont un niveau d’exigence élevé. Le moment de la retraite doit donc être pris en considération par ce prisme. Que faire de ce temps à nouveau libre? Comment satisfaire cette envie de vie plus hédoniste ? Il n’est pas étonnant que cette génération se tourne vers une retraite à l’étranger. Ce départ vers une nouvelle vie cristallise une tendance forte de cette génération de seniors, épris d’aventures et de nouveautés. Mais, face à ce marché naissant, les offres existantes nous ont semblé paradoxalement à la fois pléthoriques et parcellaires. »

Quelle est donc la valeur ajoutée de MYSILVERWAY ?

« Je dirais que les offres actuelles sont de deux natures : géographique (une région, un pays) ou thématique (agences immobilières, gestion de patrimoine, démarches administratives…). En quelque sorte, elles partent soit du « OÙ », soit du « COMMENT », alors que nous sommes persuadés qu’elles doivent partir du « QUI ».
Nous sommes aux côtés de nos clients à chaque étape : un acteur engagé de la genèse du projet jusqu’à l’intégration sur place. C’est pour cette raison que nous pouvons revendiquer être à la fois global et sur-mesure.
Préparer une expatriation, ce n’est pas simplement trouver le bon appartement ou régler les droits de succession, c’est prendre en compte la personne, son his- toire, sa famille, ses besoins et ses aspirations. Pour nos clients, c’est à la fois un gain de temps considérable et une vraie garantie d’un projet mené à terme, dans les meilleures conditions. »

Pourtant sur ce sujet, internet apporte déjà une quantité d’information très précieuses.

« C’est juste. D’ailleurs c’est une génération très friande de la recherche d’informations sur Internet. Mais il y a, à mon sens, de vraies limites à l’information en ligne. D’abord, il faut savoir faire le tri et vérifier la validité des informations.
Ensuite il y a le problème des réponses compartimentées. Dans un tel projet, il ne faut surtout pas cloisonner les questions car chaque réponse induit une prise de décision plus globale. Toutes les questions sont liées les unes aux autres. Et ça, internet ne peut pas en tenir compte.
Enfin, il nous est apparu un tout autre risque : l’information que je nommerais « faussement rassurante ». Prenons l’exemple de la santé au Portugal. On pourrait très bien se dire qu’avec une bonne mutuelle, on est largement assez assuré dans un pays qui fait partie de la communauté européenne. Mais cette réponse, même si elle est juste, reste très standard. Nous apportons une réponse plus spécifique, en fonction de chaque client.

En fait, pour résumer, ce n’est pas seulement la qualité de l’information qui est importante mais le traitement de cette information qui est essentiel.
C’est là que le « Do it yourself » a ses limites. Nous, nous sommes convaincus que dans ce type de projet, plus qu’une information générique, les gens ont besoin d’un partenaire de confiance. Une personne qui non seulement répond à toutes les questions que l’on se pose mais qui amène aussi à se poser les questions auxquelles on ne pense pas toujours et qui sont pourtant capitales. Et puis au delà des réponses pertinentes que l’on pourra apporter, il y a aussi toute la partie mise en œuvre. Et ça, Internet ne le fera jamais à votre place ! »

Vous revendiquez couvrir un spectre très large de problématiques : immobilier, fiscalité, administration, santé… Et la question du lien social, comment l’appréhendez-vous ? 

« Les chiffres du sondage que nous avons réalisé en janvier 2015 avec OpinionWay le prouvent, c’est une dimension essentielle. Et là encore partir du « QUI », c’est considérer le tissu social et familial comme indissociable de l’aventure.

Le sondage va d’ailleurs plus loin à mon avis, puisqu’il met en lumière tous les freins qui empêchent certains de se lancer. On remarque à quel point ils sont divers. Cela va des enfants et petits-enfants à la couverture santé, en passant par les pa- rents et les amis. Cela prouve, une fois de plus, la nécessité d’apporter un service à la fois exhaustif et sur-mesure.

Dans les différents services que nous proposons, nous avons, par exemple, des réponses sur le sujet souvent dé- licat des parents âgés, qu’il faut abso- lument prendre en compte en amont. Nous proposons aussi aux nouveaux arrivants une aide à l’intégration afin de créer très vite un réseau social. Cela va de la prise de contact avec la commu- nauté française aux inscriptions dans des clubs, en passant par les cours de langue… La richesse d’un tel projet de vie, c’est aussi le partage qu’il engendre. »

 Vous êtes donc présent dans trois pays ? 

« Pour l’instant oui, le Portugal, l’Espagne et le Maroc. Nous avons fait ce choix car nous avons estimé que ces régions réunissaient tout ce que la silver generation recherchait. Le sondage vient d’ailleurs nous le confirmer, les trois pays sont sur le podium. À eux seuls, ils regroupent près de la moitié des intéressés !

Nous avons bien entendu une parfaite connaissance du fonctionnement de ces pays et dans chacun d’eux, des repré- sentants et partenaires francophones accompagnent nos clients.

Mais il est fort possible que, demain, nous proposions d’autres pays, en fonc- tion de l’évolution de la demande.
Notre seul impératif : ne proposer un pays que lorsque nous en avons non seulement une connaissance parfaite, mais aussi des partenaires à la hauteur pour assurer l’intégration et l’accueil de nos clients. »

N’avez-vous pas l’impression de pousser une partie de la population vers la défiscalisation ?

« Nous ne poussons personne ! D’ailleurs, pour la majorité des gens, la défiscalisation n’est pas le premier motif de départ mais plutôt la quête d’une meilleure qualité de vie et d’un climat plus ensoleillé. Prenez l’exemple de l’Espagne. Lorsque nos clients choisissent ce pays, croyez moi, ce n’est pas pour sa fiscalité qui est, à certains égards, plutôt contre-incitative ! Mais le pays a bien d’autres avantages. Outre son climat et sa proximité géographique avec la France, il bénéficie d’un parc immobilier très attractif et d’un coût de la vie moins élevé. Et regardez le sondage, seul 1% des interrogés partirait en Belgique. Ce ne sont donc pas les impôts qui motivent prioritairement nos clients.

N’oublions pas qu’aujourd’hui, il existe chez cette génération un profond désir de profiter du moment présent. L’expatriation est vécue comme un « nouveau départ ». C’est un terme qui est resté très longtemps cantonné au conceptuel et qui prend enfin vie. »

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